Disneyland Paris : l'historique



Quand le premier Disneyland voit le jour aux Etats-Unis, personne ne s’attend encore à ce que finissent par fleurir, quelques décennies plus tard, plusieurs autres répliques partout dans le monde. Le célébrissime parc d’attractions constitue un paradis réel, le lieu où tous les rêves deviennent réalité, le lieu où l’on peut enfin vivre pleinement la magie Disney ! Mais à cette époque, pour l’immense majorité des européens, le parc n’en reste pas moins une destination lointaine, inatteignable et hors de portée, tangible seulement par la pensée. Ce n’est que lorsqu’ouvre Disneyland Paris, en 1992, que l’espoir prend forme et que le rêve est enfin accessible aux européens, et surtout aux français ! Pourtant, le parc a connu bien des péripéties et ses mésaventures sont dignes d’un bon film d’action ! Retour sur un périple plus hasardeux qu’il n’y paraît…





La genèse du projet


Tout débute le 18 décembre 1985, lorsque Michael Eisner, représentant de la Walt Disney Company, et Laurent Fabius, Premier Ministre français, signent une lettre d’intention qui officialise le site de Marne-La-Vallée comme emplacement du parc. C’est alors un grand soulagement pour les pouvoirs publics français, après de longues négociations pour obtenir l’émargement de la filière américaine qui hésitait entre plusieurs localisations pour son parc européen, notamment entre Barcelone et Paris. Le projet Euro Disneyland, colossal, prévoit de faire de l’endroit une véritable capitale touristique européenne en plus d’y intégrer le développement de la nouvelle ville de Val d’Europe sur une durée de plus de 30 ans !

Le projet est rapidement dévoilé, et les partenaires affluent en nombre : Renault, BNP, la SNCF (qui s’offrira même le luxe de construire une nouvelle gare à l’occasion et d’y détourner les lignes TGV en 1994), Europcar, Kodak, Nestlé, Coca-Cola, Philips, Esso, France Télécom, puis encore tant d’autres ! Des aménagements sont également apportés au réseau RER et au réseau autoroutier pour desservir plus efficacement ce qui s’appelle encore à l’époque Euro Disneyland, et une massive campagne publicitaire est lancée en 1991 et en 1992 dans l’ensemble de l’Europe !





Les débuts du parc


C’est le 12 avril 1992 que le parc Disneyland ouvre officiellement ses portes, en même temps que l’ensemble des 7 hôtels Disney avoisinants et le Disney Village, nommé à l’époque Festival Disney. Les premières ventes sont très fructueuses et la campagne publicitaire massive qui a eu lieu pendant l’année précédant l’ouverture du parc a été très prolifique ! Rapidement, le parc galvanise la région d’une manière phénoménale et l’avenir semble déjà tout tracé pour lui.

En 1993, de nouvelles attractions mineures et quelques boutiques font leur apparition. C’est en juillet 1993 qu’Indiana Jones et le Temple du Péril apparaît, mais en contrepartie, l’attraction Indian Canoes, qui proposait aux visiteurs de faire du canoë sur le lac entourant le Big Thunder Moutain, ferme ses portes. C’est aussi l’occasion pour Frontierland de voir apparaître son Chaparral Stage et pour Discoveryland son Astroport Services Interstellaires. La tendance se poursuit en 1994, avec l’inauguration à Fantasyland du Casey Junior, le Petit Train du Cirque et à Discoveryland des Mystères du Nautilus.

Le parc souffre néanmoins d’un petit défaut commercial : pour les étrangers, la localisation du parc Euro Disneyland est trop vague et ne permet pas de situer précisément le parc. C’est ainsi qu’en 1994, le complexe change de nom pour devenir officiellement le parc Disneyland Paris. Il est désormais clair et définitif que Paris se fait l’ambassadeur européen de Walt Disney.





Une croissance effrénée


Disneyland Paris ne cesse encore de croître en notoriété chaque année, et de nouvelles attractions fleurissent continuellement ! Ainsi, en mai 1995 est inaugurée la célébrissime Space Moutain : de la Terre à la Lune. Parallèlement, à Discoveryland, le Café des Visionnaires est renommé en L’Arcade des Visionnaires et devient, comme son nom l’indique, la salle d’arcades de référence du parc Disneyland. Ensuite, en 1996, le dessin animé Pocahontas inspire les nouveautés du parc Disneyland, dont sa nouvelle parade, sa nouvelle aire de jeux dans Frontierland (Pocahontas Indian Village) et son nouveau spectacle au Chaparral Stage.

La notoriété de Disneyland est telle que des événements extérieurs y sont souvent organisés. C’est le cas par exemple du Dakar en 1994 dont l’arrivée se situe au parc, du Tour de France en 1994 dont Main Street USA constitue le départ de la dernière étape, de la finale d’Intervilles en 1997 qui prend place au sein du complexe. Le succès considérable de Disneyland incite les pays de l’Europe à favoriser les réseaux de transport jusqu’à Paris ; c’est ainsi qu’en 1996 est mis en service l’Eurostar qui relie directement la gare de Waterloo à celle de Marne-la-Vallée Chessy.

Le premier incident notable au sein du complexe a lieu en septembre 1996, avec l’incendie du Sequoia Lodge. Mais Disneyland ne se laisse pas abattre et reconstruit l’hôtel tout en continuant d’apporter des nouveautés en complexes. Entre autres, le Festival Disney devient le Disney Village et y accueille de nouveaux restaurants ainsi que le Complexe Gaumont, un grand cinéma à la technologie de pointe. Rien ne semble affecter la notoriété de Disneyland, qui accueille encore une fois le Tour de France en 1997 pour un Contre La Montre et une dernière étape.

En 1998 ferme l’attraction en 3D Captain Eo mettant en valeur Mickael Jackson (l’attraction rouvrira en 2009, en hommage à la défunte vedette), au profit de l’attraction en 4D Chérie j’ai rétréci le public. D’autres nouveautés voient également le jour plus ou moins discrètement, comme la nouvelle parade Imaginations ou le nouveau spectacle au Videopolis, nommé Mulan, la Légende.

Le véritable événement majeur de la fin des années 1990 consiste en l’annonce officielle de l’ouverture en 2002 du deuxième parc Disneyland, dédié à la magie du cinéma, pour le dixième anniversaire du complexe. Les travaux de construction du Walt Disney Studios débutent dès juillet 1999.

Mais un second coup dur a lieu en fin décembre 1999 avec la grande tempête qui balaie l’ensemble de l’Europe. Les dégâts sont essentiellement structurels mais affectent une large partie du parc, obligeant l’entreprise à effectuer des réparations hâtives ou à se priver de certains éléments de décor emblématiques (tels que les geysers des lacs salés de Frontierland que l’on peut apercevoir à bord du Mark Twain ou du Disneyland Railroad). La catastrophe est telle que, pour la première fois, Disneyland est obligé de fermer ses portes pendant un jour. Fort heureusement, la situation sera vite rétablie même si cela endiguera notablement les finances de la société.





Les années creuses


Le début du troisième millénaire est surtout marqué par les difficultés financières successives du complexe, même si les nouveautés ne manquent pas, à commencer par l’ouverture du second parc du complexe, Walt Disney Studios. La mauvaise politique financière adoptée par la société est à l’origine de sévères déficits et conduit le parc à lancer une surprenante campagne de réductions en tous genres, tant sur les passeports annuels que sur les billets occasionnels. Même si Disneyland parvient ainsi à fidéliser une partie de sa clientèle, de nombreux visiteurs restent freinés par le coût exorbitant des entrées et des consommables au sein du parc, au point que ce sera finalement à l’Etat français de réinjecter de l’argent dans la machine, de peur que le complexe ne mette la clé sous la porte et que la France ne perde ainsi son meilleur attrait touristique.

Disneyland écoute les critiques qu’on lui adresse et tente d’en corriger une partie. Le manque de sensations fortes dans les montagnes russes est alors compensé par la reprogrammation de Indiana Jones et le Temple du Péril… à l’envers ! entre 2000 et 2004. Le parc répond aussi aux critiques sur les interminables files d’attente par l’inauguration du système FastPass encore en vigueur aujourd’hui.

C’est le 16 mars 2002 qu’ouvre enfin le Walt Disney Studios, le parc à thèmes dédié au cinéma, à l’animation et à la télévision. Ce deuxième parc souffre très vite d’un défaut largement critiqué : son apparent manque d’attractions. En effet, en plus de n’en disposer que d’un faible nombre, la plupart d’entre elles sont des spectacles où le visiteur a vite fait de tout découvrir dès la première visite. Seule une attraction, le Rock’n’roller Coaster, unique montagne russe du deuxième parc, parvient vraiment à captiver l’attention.

Parallèlement, l’ensemble du complexe (les deux parcs, les sept hôtels, et le golf) est renommé en Disneyland Resort Paris. Grâce aux centres commerciaux récemment ouverts au Val d’Europe, Disneyland Resort Paris devient le premier pôle touristique de l’Europe et se présente comme une destination familiale de choix où il est possible de séjourner plusieurs jours.

La métamorphose de l’ensemble suit son cours au fil des années. En 2003, la ligne TGV Thalys dessert enfin le complexe et améliore encore la visibilité du parc aux européens. Petit à petit, certaines attractions ou certains lieux emblématiques ferment, comme l’Arcade des visionnaires qui est remplacée par le Bureau Passeport Annuel. Conformément aux directives établies par la maison-mère, Disneyland Resort Paris met en place en 2003 la célèbre parade électrique Fantillusion qui restera en place près de 10 ans !

En juillet 2004, les efforts de l’entreprise se voient couronnés d’un succès remarquable par la remise officielle du label « Tourisme et Handicap », récompense uniquement détenue en France par les deux parcs à thèmes de Disneyland Resort Paris, et certifiant une accessibilité optimale aux personnes souffrant d’un handicap physique, visuel, mental ou auditif.

L’année 2005 est encore le théâtre d’une importante série d’événements. Les finances du parc étant au plus bas, une restructuration financière est mise en place et permet une augmentation du capital de 253 millions d’euros. L’entreprise met à profit cet argent pour organiser un recrutement massif en ligne et pour fermer Space Moutain : de la Terre à la Lune au profit de Space Moutain : Mission 2 (reprenant exactement le même parcours, avec une vitesse, un accompagnement musical et un décor différents). Le Disney Village se voit quant à lui doté d’une montgolfière jaune et rouge aux abords du lac permettant à tout visiteur une vue imprenable sur l’ensemble des parcs.

Le complexe parvient à remonter petit à petit la pente abrupte sur laquelle il avait glissé. Malgré l’incendie dans la salle des machines du Molly Brown, qui doit alors partir en cale sèche jusqu’en 2007, une nouvelle attraction est mise en place le 8 avril 2006 : Buzz Lightyear Laser Blast, la première attraction familiale interactive !





A la frontière entre le profit et le déficit

C’est à partir de 2007 que commencent les festivités pour les 15 ans du resort. C’est aussi à cette occasion qu’une nouvelle parade est lancée : la Parade des Rêves Disney. Malgré l’importance de l’événement, les nouveautés dans le premier parc restent mineures et c’est surtout dans le Walt Disney Studios que les attractions fleurissent.

Ainsi, le 9 juin 2007 est inauguré un nouveau land : le Toon Studio, qui comprend deux attractions, Cars quatre roues rallye et le très apprécié Crush’s Coaster. Par la suite, le 22 décembre 2007 ouvre la fameuse Tour de la Terreur, de son nom complet The Twilight Zone Tower of Terror. Presque simultanément, le 22 mars 2008, apparaît le Stitch Live, un petit spectacle interactif mettant à l’honneur le petit adorable alien bleu.

Les festivités du 15è anniversaire du parc continuent étrangement en 2008 puis en 2009, avant de céder la place à celles de la Fête magique de Mickey, un ensemble de spectacles invitant les visiteurs à danser tous ensemble avec les animateurs et les personnages Disney eux-mêmes. L’idée rencontre malheureusement un succès extrêmement limité, contrairement au Japon où elle a suscité un engouement inattendu. Dès 2010, L’Année de la Nouvelle Génération Disney prend le relais et met en avant les personnages secondaires de l’univers Disney, habituellement en arrière-plan, avant de laisser la main en 2011 au Festival des Moments Magiques.

Le 17 août 2010 ouvrent les trois plus récentes attractions du Walt Disney Studios, dans un tout nouveau land : le Toy Story Playland, qui vient abriter le RC Racer – Vitesse Maximale !, le Toy Story Mission Parachute, et le Zigzag Tour.





Et maintenant ?

Disneyland n'a pas dit son dernier mot et compte bien vous en mettre plein la vue cette année. En plus d'une nouvelle parade et de la probable possibilité de visiter quelques coulisses des parcs, l'événement véritablement majeur de ce vingtième anniversaire sera incontestablement le tout nouveau spectacle que nous concocte le parc depuis de nombreux mois. Avez-vous déjà entendu parler de Disney Dreams ? Vous risquez bien de croiser ce nom à tous coins de rue, sur de nombreuses affiches publicitaires.

La nuit tombée, au niveau du Château de la Belle au Bois Dormant, vous pourrez assister à une magnifique fin de soirée grâce à ce fabuleux spectacle sur colonnes d'eau, où des lasers spéciaux à la pointe de la technologie projetteront à la fois sur le Château lui-même et sur les murs d'eau une animation entière mettant en scène aussi bien les anciens personnages Disney, tels Aladin, la Bête, Peter Pan, que les nouveaux personnages, comme sans doute ceux qui apparaissent dans Raiponce ! L'eau ne sera pas le seul élément maîtrisé par l'équipe technique pour votre plus grand plaisir, puisque le feu sera également de la partie et sera parfaitement intégré dans la mise en scène ! Et bien sûr, que serait un spectacle Disney sans ses superbes feux d'artifice, grandioses non par leur nombre, mais par leur poésie ? L'enchantement sera total grâce à un accompagnement musical entièrement composé pour l'occasion, reprenant bien évidemment les thèmes des dessins animés Disney, de sorte à exprimer toute la quintessence de l'animation projetée sur colonnes d'eau, et en parfaite coordination avec les autres éléments du spectacle, tels les feux d'artifice. Encore une fois, Disneyland n'a rien laissé au hasard, et vous devriez repartir du parc avec un sublime souvenir de cette chorégraphie pleine d'émotions et de chaleur !

Vous l'aurez compris, Disney Dreams, c'est bien l'événement le plus prometteur de ce vingtième anniversaire, à ne rater sous aucun prétexte. Vous hésitez encore ? Cela aurait déjà dû vous convaincre, mais peut-être que les moins anglophobes d'entre vous se laisseront finalement tenter par cette video expliquant en quelques mots toute l'efferverscence qui y est liée. Attention, une bonne compréhension de l'anglais est nécessaire, mais après cela, vous n'aurez plus aucune excuse pour retarder encore votre visite à Disneyland !



Vous êtes encore là ? Mais qu'est-ce que vous attendez ? Foncez !


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