Biographie de Tetsuya Nomura

Lorsque l’on pense à Tetsuya Nomura, on pense instinctivement à toute sa large contribution aux univers des Final Fantasy et des Kingdom Hearts, on pense à son ascension fulgurante au sein de Squaresoft puis de Square Enix, et on pense à la multitude de projets qu’il maintient encore secrets. Tetsuya Nomura incarne à lui seul l’esprit de Kingdom Hearts tant son influence sur la saga est incontestée. Une saga pour laquelle il a désormais de grands projets…




Les débuts de Nomura

Nomura naît à Osaka le 8 août 1972. Il effectue ses études dans une école artistique de publicité et est embauché très jeune, à l’âge de 20 ans, par l’entreprise Square qui connaît déjà un succès phénoménal alors que paraît déjà Final Fantasy V à la fois sur le territoire nippon et le territoire américain. Directement affecté à l’équipe graphique de la saga Final Fantasy qui constitue le fer de lance de l’entreprise, il s’affaire essentiellement aux éléments graphiques du sixième opus de la saga et, trois ans plus tard, du RPG Chrono Trigger qui est resté l’une des références majeures dans sa catégorie.

Son travail remarquable lui ouvre de nouvelles portes. Il lui est proposé le poste de chara-designer et de directeur visuel des combats pour le jeu Final Fantasy VII, censé être révolutionnaire grâce à l’introduction inédite de la 3D. Nomura accepte bien sûr et travaille d’arrache-pied sur ce projet. La sortie du jeu et son succès retentissant à l’échelle mondiale en 1997 assurent à Nomura une renommée internationale qui le place dans les bonnes grâces de la société. Il reprend les mêmes postes sur le huitième opus de la saga en s’accordant en prime la réalisation de la cinématique d’introduction de Final Fantasy VIII. Son talent n’est désormais plus à démontrer.

Nomura s’affaire également à bien d’autres projets, ne rencontrant pas tous le succès escompté. Sa première déception est Silent Chaos, un gros projet sur lequel il travailla longtemps sans pouvoir en tirer les bénéfices adéquats. Il participa également grandement aux jeux Parasite Eve et Parasite Eve II qui connurent un succès relatif. Ces légers flottements sont toutefois éclipsés par le succès aveuglant de Final Fantasy X, qui a été pour Nomura ainsi que pour Squaresoft l’opportunité de changer de plateforme et de passer à la PlayStation 2.




La genèse de Kingdom Hearts

Un projet naît au sein des hautes sphères de Squaresoft : celle de créer un jeu vidéo qui mélangerait les univers des Final Fantasy et ceux des Disney. L’idée fait sourire, elle relève du fantasme et ne suscite guère le sérieux auprès du personnel, qui ne voit aucun moyen de combiner des univers aussi disparates.

Pourtant, l’idée titille Nomura qui commence à imaginer un moyen d’intégrer tous les univers Disney sous la forme de mondes, et tous les personnages des Final Fantasy sous forme de PNJ intervenant dans le scénario. Orientant le projet vers une philosophie manichéenne, il cherche à concevoir un ennemi commun à tous les protagonistes du jeu et finit par dessiner les Sans-cœur, les messagers des Ténèbres et vecteurs du mal. Il finit par en concevoir, dans les grandes lignes, le jeu qui portera bientôt le nom de Kingdom Hearts.

Le jeu paraît sur PS2 en 2002 et, malgré les critiques qui lui sont reprochées, conquiert le cœur de millions de fans émerveillés de la réussite d’un tel mélange entre Squaresoft et Disney. Le succès phénoménal et inespéré de Kingdom Hearts propulse Nomura comme personnalité extrêmement influente de Squaresoft et reconnue mondialement.




Les origines d’une saga

Alors que rien ne prédestinait à la naissance d’une suite de Kingdom Hearts, et encore moins d’une saga entière, Nomura finit par se laisser tenter en 2004 par un épisode annexe sur Game Boy Advance. L’histoire reprend là où s’était arrêtée celle de Kingdom Hearts, mais n’y ressemble en rien, si ce n’est la reprise quasi intégrale de son scénario et de ses antagonistes. Seul l’ajout de l’Organisation XIII vient vraiment mystifier le jeu, qui suscite alors bien plus le divertissement que la passion.

Pourtant, cet épisode va s’intercaler comme le lien essentiel entre Kingdom Hearts et Kingdom Hearts II, épisode sur lequel Nomura va encore se consacrer pendant quelques années. La sortie du deuxième opus en 2006 est couronnée d’un succès absolument retentissant sur tous les plans. Faisant suite au premier volet et reprenant astucieusement les éléments de l’épisode intermédiaire sans qu’il n’ait été nécessaire d’y jouer, Kingdom Hearts II est l’occasion inespérée pour Nomura d’étendre l’univers et l’intrigue d’une saga naissante tout en y distillant les germes de scénarios secondaires.

Nomura comprend instantanément qu’il y a là un filon à exploiter. L’engouement suscité par les trois Kingdom Hearts et la création progressive de communautés centrées sur cette saga l’incitent à annoncer le développement simultané de trois Kingdom Hearts sur trois consoles différentes tout en complétant les précédentes versions avec des éléments d’intrigue supplémentaires et des boss optionnels – les fameuses versions Final Mix des deux volets numérotés et le jeu Re:Chain Of Memories, remake de Chain Of Memories sur PlayStation 2.

Explorant les éléments laissés en suspens de l’intrigue de Kingdom Hearts II, Nomura finit par créer Kingdom Hearts 358/2 Days, Kingdom Hearts Birty by Sleep, et Kingdom Hearts Coded, respectivement sur Nintendo DS, PSP et téléphone portable. Le succès de Coded, hélas exclusivement réservé au Japon, conduit Nomura à effectuer un portage du jeu sur Nintendo DS, ce qui permettra aux américains et aux européens de se procurer le seul opus qui fait chronologiquement suite à Kingdom Hearts II. Ensemble, les trois jeux tissent un véritable univers complexe, aux multiples intervenants et aux rebondissements étonnants s’étalant d’un passé lointain à un futur ambigu, empli de mystères tous plus insolubles les uns que les autres.

Les années passant, la sortie d’un Kingdom Hearts III se fait douloureusement attendre. Pour des raisons logistiques, Nomura ne peut encore annoncer le développement du précieux sésame, mais temporise avec celui d’un épisode intercalaire, faisant suite à tous les épisodes précédemment parus et introduisant le futur troisième opus : Kingdom Hearts Dream Drop Distance. Le mystérieux opus promet d’être fort en révélations, tant les univers et les détails des différents opus sont réutilisés et mêlés dans un mélange insaisissable.




De multiples projets parallèles

Malgré la création de la saga Kingdom Hearts dont il est le maître absolu et le succès fulgurant qui en découle, Nomura n’a pas oublié ses origines et a continué à travailler sur les autres jeux de Square Enix. Dans les années 2000, il renouvelle sa participation à la saga Final Fantasy et œuvre en tant que chara-designer sur Final Fantasy X-2 et Final Fantasy XI.

Très attaché à Final Fantasy VII qui a été pour lui le premier gros tremplin vers la renommée, Nomura s’est aussi grandement intéressé au projet de compilation de Final Fantasy VII proposé par Square Enix. Il participe en tant que chara-designer à Final Fantasy VII Before Crisis, Final Fantasy VII Dirge of Cerberus et Final Fantasy VII Crisis Core. Il finit même par réaliser le film Final Fantasy VII Advent Children dont il n’en reste pas moins le chara-designer.

Son importance au sein de l’entreprise ne cesse de croître, au point qu’il finit par prendre la direction de Final Fantasy Versus XIII, sûrement le volet le plus attendu depuis des années. C’est avec la même équipe, une fois le jeu fini, qu’il compte entreprendre le développement de Kingdom Hearts III qui, à ses yeux, ne signera pas la fin de la saga, mais le début d’une nouvelle épopée. De quoi nous faire encore rêver…


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