deus ex : human revolution


C’est il y a tout juste quelques semaines que nous avons enfin pu tester le nouveau bébé de Square Enix, à savoir Deus Ex : Human Revolution. Invités dans les locaux parisiens de la célèbre firme nippone, nous avons passé près de deux heures les mains figées sur la manette devant un jeu qui s’annonce d'ores et déjà comme l’un des futurs hits de cette année.

Troisième opus de la célèbre série, initialement sortie en 2000, Deus Ex : Human Revolution reprend les bases de ses prédécesseurs, Deus Ex et Deus Ex : Invisible War, en y rajoutant ce petit quelque chose qui peut faire varier le jeu de bon à excellent. Et pour concourir à l’excellence, Deus Ex : Human Revolution peut largement se proposer.


La technologie… Mais à quel prix ?


L’histoire de Human Revolution est une préquelle aux deux premiers volets, et il n’est donc pas indispensable d’y avoir joué pour comprendre celui-ci. La trame reprend ainsi les mêmes concepts, certes maintes fois repris dans le domaine du jeu vidéo, mais que Deus Ex a su employer avec brio et réalisme : cybernétique et terrorisme, biotechnologie et complot. En gros, la fusion du corps humain et de la technologie avec les enjeux politique et moral qui vont avec. Thèmes que l’on aborde de plus en plus au vu des exploits scientifiques actuels.

Car l’histoire de Deus Ex : Human Revolution, se déroulant en 2027, a pour acteur principal un certain Adam Jensen, ancien agent spécial du SWAT (unité de police américaine spécialisée dans les opérations paramilitaires dans les grandes villes) et actuellement chef de la sécurité rattaché aux scientifiques de l’entreprise Sarif Industries (www.sarifindustries.com, je vous conseille d’y jeter un oeil), compagnie spécialisée dans la biotechnologie. Plus exactement, elle créé des « augmentations », qui, comme leur nom indique, permettent d’accroitre les capacités du corps humain.
Malheureusement, toutes ces nouvelles technologies, avec les bénéfices qu’elles apportent, s’accompagnent toujours de leur lot de problèmes…

Ainsi, c’est au cours d’une attaque d’origine inconnue qu’Adam sera grièvement blessé. Entre la vie et la mort, celui-ci sera miraculeusement sauvé grâce à la technologie qu’il a voulu protéger au péril de sa vie. Lors de son réveil, Adam constate qu’il n’a presque plus rien d’humain, les augmentations utilisées sur lui pour le sauver étant si nombreuses. Ces opérations vont lui permettre de mener à bien de nombreuses missions. Néanmoins, ce processus s’étant fait contre son gré, les missions d’Adam Jensen font peu à peu le pousser à se poser des questions sur les bienfaits de ces procédés pour l’Humanité.


Bien loin des sentiers battus


En matière de gameplay, là où Deus Ex fait fort, c’est dans son principe même : Deus Ex est un FPS, mais il n’a que peu en commun aux récentes sorties, toutes consoles confondues. Ici la violence – belle et bien présente pour plus de réalisme – n’est qu’au second plan, le but n’est pas tant de tuer tout ce qui bouge que de tenter d’atteindre son objectif et de voir évoluer les personnages. Ainsi on aura toujours le choix entre une approche brutale et stratégique, un peu à l’image de la première mission d’Adam.

Lors de cette mission, deux choix seront immédiatement offerts, celui d’utiliser une arme létale (comprenez par là, mortelle) ou d’en posséder une non-létale. Inutile de préciser qu’en fonction de votre choix, l’approche même de la mission risque de changer sensiblement…

En privilégiant le combat à chaque coin de rue, le joueur se lancera dans un FPS assez basique, où l’important sera d’éliminer ses adversaires en évitant d’en subir les contrecoups, tandis qu’avec l’approche discrète, le joueur se faufilera entre les ennemis sans se faire repérer avec toute l’aisance et la grâce d’un certain Solid Snake. A l’image de ce dernier, il sera par ailleurs possible d’assommer un certain temps ses adversaires, et de les emmener en sécurité, dans un endroit où personne ne pourra les trouver pour éviter d’alerter les autres gardes.

Voici donc les deux principales bases de l’opus, cependant oublier le reste serait passer à côté de la moitié du jeu.


Tactical Espionnage Action…. Et relations !


On était en droit de penser que Deus Ex ne se limitait qu’aux deux précédentes particularités, comme bien des jeux aujourd’hui. Et pourtant il en est tout autre.
Ainsi, entre deux phases de gunfights ou de planque, Adam devra mettra à mal les systèmes de sécurité des bâtiments qu’il infiltre, pour pouvoir pénétrer dans de nouvelles zones, ou simplement pour faire avancer sa mission. Ainsi il sera possible de pirater divers périphériques via des mini-jeux assez sympathiques au cours duquel le but sera de capturer une base sans se faire repérer pour le système de sécurité.
Assez basique aux premiers abords, certains systèmes seront tout bonnement diaboliques à résoudre, un excellent point pour les fanas d’énigmes en tous genres.

Enfin, dernier point et pas des moindres, Deus Ex met aussi en côté le relationnel entre chaque individu. Ainsi le joueur peut choisir d’agir en rustre et de ne parler qu’aux personnes nécessaires pour faire avancer le scénario, ou alors il peut décider d’améliorer son système de relation, de le voir évoluer, voir d’agir en tant que négociateur.
Ainsi, à l’image de la première mission, il faudra décider entre attaquer, parler, ou laisser partir un terroriste retenant en otage une jeune femme. Votre décision influera sur le vie de cette dernière, et donc sur l’estime que vous portera votre entourage, mais surtout votre hiérarchie.

Un côté FPS, de l’infiltration, un brin de réflexion et des relations. Oui, Deus Ex c’est tout ça à la fois !


Une énorme liberté offerte au joueur


Deus Ex est un jeu mature où la réalité reviendra bien vite dans la face du joueur s’il fait des erreurs. Le moindre choix pourra coûter la vie à de nombreuses personnes. Ainsi vouloir se précipiter sera bien souvent un choix à bannir. Alors oui, Deus Ex est un jeu à savourer lentement, un jeu captivant du moment que l’on prenne le temps de réfléchir régulièrement et d’avancer posément. Deus Ex se rapproche de l’humain, obligeant le joueur à réfléchir de façon logique, intuitive, comme s’il était à la place même d’Adam.
De même, il vous faudra employer vos nouvelles capacités au moment opportun selon votre style de jeu. Ainsi, si vous privilégiez l’infiltration, sachez que l’invisibilité dure très peu de temps, bien que vous pourrez améliorer cette capacité. Par ailleurs, voir à travers les murs vous sera très utile pour détecter les ennemis, et donc les éviter.


Le revers de la médaille


Bien sûr, tant d’atouts viennent rarement sans contrepartie. Sur ce point, Deus Ex n’innove pas, et c’est en grande partie dû à son gameplay à tendance un peu lourdingue et rigide, assez difficile à prendre en main un premier temps. Par ailleurs, si les graphismes sont très bons et très réalistes, ils n’arrivent parfois pas à la cheville des derniers jeux sortis. De même, certaines animations peuvent être un peu saccadées, mais cela passe vite.

Conclusion


Deus Ex n’est certes pas parfait, il marquera certainement toute une génération de joueurs de longues années durant tant ses atouts le distinguent d’autres jeux du même calibre. Deus Ex ne plaira pas à tout le monde, c’est évident, mais ceux qui sauront l’apprécier le feront à sa juste valeur et en garderont une expérience de jeu unique.

Article réalisé par Kenat et Elhyane.


Haut de Page

Retour aux articles

0 membre connecté
0 membre connecté sur KHResort